Confessions d’une accro au shopping (laineux)

A votre avis, si je rajoute laineux à la fin, c’est quand même du plagiat de titre ? Hum… Décrétons que non et appelons ça plutôt de l’inspiration !

Pour dire vrai ce film m’a vraiment inspiré la démarche pour laquelle je m’engage aujourd’hui devant vous : à partir de ce jour c’est No Buy jusqu’à au moins janvier 2018. Idéalement il faudrait même tenir ça pendant 2 ou 3 ans, histoire de vider le stock de façon un minimum conséquente… Mais partons déjà sur 7 mois (7 mois !!!!!! Arg !…) et on verra ensuite.

J’ai vu ce film pour la première fois la semaine dernière (merci jour férié !) et bien que je l’ai vraiment apprécié il a aussi créé une sensation de malaise qui ne m’a pas quittée de tout le film (et qui persiste encore après…). Alors bon, heureusement pour moi je ne suis pas du tout dans la même situation, mon compte en banque n’est pas en chute libre et je ne suis pas poursuivie pas un agent de recouvrement. Mais le fait est que j’ai quand même un problème avec le shopping, mais pas celui des vêtements celui de la laine (et occasionnellement du tissu).

Après vérification auprès de mon ami Ravelry il semble que j’ai sur ma liste 20 pulls/gilets basiques, 22 moins basiques, 12 châles/écharpes, 7 paires de chaussettes et peut être 4 ou 5 accessoires types bonnets et mitaines… et j’ai la laine pour chacun de ces projets… et cette liste est juste énorme compte tenu de ma vitesse de réalisation…

Pour être tout à fait honnête avec vous, jusqu’à hier encore j’ajoutais 3 nouveaux écheveaux dans mon stock qui déborde déjà depuis un moment. C’était le tout dernier achat avant cette période de No Buy. J’ai déjà dit ça plusieurs fois, mes proches pourraient en témoigner, mais cette fois c’est la bonne. Cette fois, vraiment, j’arrête.

Pour paraphraser le film : « Pourquoi fais-tu les boutiques ? » « Je fais les boutiques parce qu’elles m’offrent un monde qui est plus heureux, un monde meilleur. L’ennui c’est que ça ne dure pas alors je dois y retourner. »

C’est exactement ça, la vie n’est pas toujours simple ou aussi « bien » qu’on le voudrait ou qu’on l’aurait imaginée. Alors souvent quand j’ai une période où le moral n’est pas au top de sa forme, je trouve refuge dans la laine. Parce que voir ces laines toutes plus belles que les autres, imaginer le plaisir que j’aurai à les tricoter et à les porter la réalisation une fois finie, me donne temporairement la dose de réconfort et de douceur dont j’ai besoin. Parfois j’aime les sortir et les regarder, juste comme ça pour le plaisir.

Du coup maintenant je vais devoir trouver autre chose pour parer les baisses de régime, et si je ne veux pas entrer en conflit rapidement avec mes hanches il va falloir que ce soit autre chose que du chocolat (pas la peine de me regarder comme ça les kinder maxi j’ai dis non !).

A partir d’aujourd’hui donc, je tricote exclusivement mon stock et je donne enfin l’attention qu’ils méritent à tous ces écheveaux qui attendent patiemment leur tour (depuis très longtemps pour certains) au lieu de l’accorder à de petits nouveaux dont je n’ai ni le besoin ni la place…

Pour finir ce billet confession un peu spécial je partage avec vous une photo de cette carte que j’ai ramené de mon séjour à Londres et qui me parle tellement, parce que même si je suis très contente d’avoir pu ramener des écheveaux souvenirs, les plus beaux souvenirs que j’ai ramenés avec moi sont les moments de complicité et de partage que j’ai passés avec les personnes chères à mon coeur. C’est peut être ça finalement la solution, profiter de chaque moment passé avec les gens qu’on aime, les garder précieusement avec soi dans sa mémoire et dans son coeur (et accessoirement tricoter des petites choses à ces personnes, comme des chaussettes ^^ )

 

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Turbillion Londonien

En début d’année j’ai fait un séjour de 4 jours à Londres entre cousines. J’ai adoré ce séjour, déjà parce que la ville de Londres est très agréable et ensuite parce que j’étais avec des personnes supers. Si je devais décrire le bonheur alors je décrirai ce moment. Vraiment. On ne va pas se le cacher le retour à Paris a été dur et j’ai eu le méga blues (comme Johnny mais en moins cool et moins mélodieux sauf si on apprécie le chant des complaintes et les soupirs de désespoir à n’en plus finir). Pour le coup il fallait bien un méga comfort knitting pour arranger tout ça.

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Quand j’étais passée chez Loop j’avais été déçue de ne pas trouver la fameuse Turbillion de The Uncommon Thread, coloris spécial pour Loop London (de ce que j’ai pu lire sur leur site). Turbillion c’est une base de gris avec des touches de peps bleus, rouges, jaunes et vertes qui rappellent les couleurs de Londres qui se reflètent la nuit sur la Tamise.

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Alors quand j’ai vu qu’on pouvait aussi la trouver chez Laine et tricot j’ai sagement attendu son retour en stock et j’ai ajouté cette madeleine londonienne dans mon panier (je n’ai plus qu’à trouver des yaourts banane chocolat et je pourrai me faire des soirées « nostalgie quand tu nous tiens » devant coup de foudre à Notting Hills avec les fameux yaourts en comfort food et la Turbillion pour sécher mes larmes. Oups je m’égare, revenons à nos écheveaux !).

Donc j’ai reçu les précieux Turbillion et je les ai bobinés dans la foulée ! Je savais que je voulais faire des chaussettes mais le choix du modèle s’est avéré plutôt compliqué car je voulais un modèle simple pour ne pas trop charger le rendu avec les speckles, mais un minimum travaillé quand même (pas difficile la fille !). Après de longues heures passées sur ravelry qui auront finies de me convaincre que le texturé ne va vraiment pas avec ce fil mais qui ne m’auront pas permis de trouver de modèle convainquant, j’ai bien été obligée de me rendre à l’évidence, j’allais devoir faire ce modèle moi-même…

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Je ne suis pas très douée en modification/adaptation de patron du coup la perspective de partir sans filet sur ces chaussettes ne m’a que moyennement emballée. Histoire de pouvoir quand même me raccrocher aux branches que je pouvais j’ai relu l’article spécial chaussettes de Lise Tailor et j’ai revisionné son tag tricot avec CocotteKnits. Au final j’ai choisi de garder comme base les By the Seine river de DonaKnits avec les orteils des Hermione’s everyday socks.

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Les London Socks sont donc principalement en jersey pour faire la part belle aux speckles, avec une petite torsade sur le côté du pied. Pour le motif je voulais quelque chose de discret et de fin mais avec un rendu un peu travaillé quand même. Comme ce petit motif est mon préféré en ce moment il m’a semblé parfait pour les décorer subtilement.

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Pour la petite histoire, j’ai fait une paire pour moi et une deuxième pour ma cousine qui nous a organisé ce beau séjour, parce qu’elle nous avait fait un programme de folie. Comme je sais qu’elle aime autant voire plus encore Londres que moi, j’ai voulu la remercier à ma façon avec un petit cadeau laineux, comme ça elle aussi pourra mettre ses London socks pour accompagner un bon thé chaud les soirs de London blues.

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Deux autres paires viendront compléter cette production en série limitée, pour qu’on puisse toutes les quatre avoir nos comfort socks en souvenir de ce super moment partagé. ❤

« On s’est connu, on s’est reconnu,
On s’est perdu de vue, on s’est r’perdu d’vue,
On s’est retrouvé, on s’est réchauffé, puis on s’est séparé.
Chacun pour soi est reparti, dans l’tourbillon de la vie »

Je ne couds pas ma garde robe capsule 2017

En janvier, je vous annonçais mon envie de participer au projet de garde robe capsule 2017 et j’étais plutôt motivée. C’est toujours plus facile quand c’est pour « plus tard », on est plein de bonne volonté et on pense évidemment qu’on va réussir à mener les choses à terme tout bien comme il faut. Sauf que quand mi janvier est arrivé, j’ai commencé à me mettre la pression et à être relativement stressée par rapport au fait que je DEVAIS sortir quelque chose.

J’avais prévu de faire une Marthe en viscose sauf que je suis encore débutante alors ça me demandait de déjà maîtriser un minimum le patron de la blouse puis de me lancer dans l’apprentissage des bonnes techniques pour coudre la viscose (entre-temps un cours sur Artesane est sorti, je ne l’ai pas encore regardé mais ça ne saurait tarder). Quand j’ai vu la liste de tout ce qu’il me restait encore à faire pour être en mesure de présenter mon projet fin janvier la pression a continuée à monter. La réponse à toute cette pression que je me suis mise a été une sorte de politique de l’autruche mêlée à de la procrastination : « Ce n’est pas le bon moment pour coudre aujourd’hui je suis fatiguée », « Je ferai ça le week end prochain quand j’aurai plus de temps », « Mince je n’ai pas vu le temps passer il est déjà cette heure là ! Tant pis je ne vais pas me lancer maintenant je verrai demain », « Je suis malade et j’ai mal à la tête je ne suis pas en état pour coudre en ce moment », « Si j’avance cette partie de mon tricot j’aurai des chances de le finir dans pas longtemps », etc….

Au final j’ai tellement repoussé l’échéance que la fin du mois est arrivée et je n’avais pas allumé ma machine ne serait-ce qu’une seule fois. Échec terriblement cuisant. Mais mon boulet tricotesque (Edgar pour ne pas le nommer) a pas mal avancé lui (j’ai même réussi à dépasser la séparation des poches, incroyable ce que la procrastination couturesque peut faire comme miracle tricotesque).

Arrivé au mois de février, ce n’était pas plus glorieux. La machine n’avait toujours pas été allumée et en plus maintenant je culpabilisais de mon échec cuisant du mois de janvier.

Puis vint mars où j’avais encore l’espoir de sortir ma toile de Marthe, en enfin avril où je me suis résignée et où j’ai abandonnée toute idée de coudre quoi que ce soit.

Je suis encore un tout petit blog mais il y a quand même une ou deux visites par ci par là. Alors quand j’ai vu que pour une grande partie c’était le projet de garde robe de Clo qui avait éveillé l’intérêt je me suis sentie vraiment mal, comme une imposteur. J’avais annoncé plein de projets, j’avais dit que je ferai plein de choses et au final je n’ai absolument rien fait du tout…

Bon, qu’est ce qu’on fait alors pour cette histoire de garde robe capsule ? Ben tout simplement on arrête de se mentir et on en reste là. Je pensais que me lancer dans ce challenge me donnerait un petit coup de pouce pour avancer en couture et au final c’est tout l’inverse qui s’est produit. Le fait d’avoir des deadline m’a mis une pression négative qui m’a pourri la tête pendant les deux premiers mois du projet et au lieu de m’aider à trouver le chemin vers ma machine ça m’en a complètement éloignée.

Je suis contente de pouvoir enfin mettre un point final à cette participation parce que je me sens comme libérée d’un poids. A cause de cette non production en couture je commençais à culpabiliser de préparer mon prochain article tricot, si bien que je n’ai même pas mis le petit nouveau au blocage histoire de retarder encore un peu le moment de le montrer, pourtant j’ai très envie de le partager avec vous car c’est un projet que j’aime beaucoup.

Je n’abandonne pas pour autant la couture je vais juste laisser les choses se faire petit à petit. J’aimerai pouvoir dire que je suis une tricoteuse et une couturière à parts égales, mais je suis clairement une tricoteuse dans l’âme qui ne serait pas contre le fait de réussir à coudre de temps à autre.

J’ai quand même prévu de me remettre à travailler sur ma toile de Marthe pour enfin la finir et vous la montrer, un jour…

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Plat du jour : mousse de bébé phoque à la moutarde de Dijon

Oh-Mon-Dieu !! Mais cette fille est horrible !!! Calme toi petit lecteur je te promets qu’aucun bébé phoque n’a été maltraité pour la réalisation de cet article ! N’appelle pas Brigitte Bardot tout de suite, respire un bon coup, je t’explique !

Il y a plusieurs années dans l’idée de faire des cadeaux de Noël à plusieurs membres de ma famille j’avais acheté plusieurs pelotes d’alpaga à la Droguerie. Le truc c’est que quand tu tricotes à la vitesse d’une tortue asthmatique qui aurait un point de côté c’est pas vraiment l’idée du siècle. Sans surprise donc, je n’ai pas réussi à venir à bout de mon projet et je me suis retrouvée avec plusieurs pelotes sur les bras dont je n’avais aucune idée de ce que je pourrai faire. Pour certaines la réaffectation a été facile (on a jamais assez de projets bleu marine) mais pour d’autres ça a été beaucoup plus compliqué.

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Mon truc à moi c’est plutôt les couleurs neutres (il n’y a qu’à regarder mon stash Ravelry c’est fifty shade of grey, écru à perte de vue, des tons bruns et pour les « prises de risque » du bleu marine du bordeaux et un peu de kaki, je suis une aventurière de la couleur moi que voulez-vous) et donc avec du jaune moutarde je me suis retrouvée un peu comme une poule devant une fourchette. Du coup j’ai choisi de ne pas prendre trop de risque et j’ai opté pour un châle. Et c’est là que le bébé phoque intervient ! Il est très beau ce moutarde je ne dis pas le contraire, mais il était bien trop flashy pour être laissé en l’état, le full moutarde je ne le sentais pas trop. Pour atténuer un peu cet effet trop punchy j’ai choisi de mélanger l’alpaga avec de la plumette dans les tons bruns et c’est le bébé phoque qui s’est imposé pour garder un châle doux et lumineux mais un peu moins voyant ^^

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Alors niveau modèle comme je voulais quelque chose de simple et rapide après une brève hésitation avec le trendy châle j’ai choisi de faire le rue des francs bourgeois de la droguerie (va savoir pourquoi je pensais que le trendy serait plus long, pas sûre d’avoir bien raisonné en fin de compte). Niveau réalisation comment vous dire, le point mousse certaines adorent ça c’est no brain tout droit sur l’autoroute de la maille endroit mais moi je trouve ça d’un ennui mortel, ça manque d’action de challenge de quelque chose quoi ! Mais c’est joli c’est mousseux et c’est cosy, alors des fois je ne sais pas mon cerveau se laisse hypnotiser par cette promesse de cocooning et je me retrouve à tricoter du point mousse (et c’est comme ça que la fille qui déteste le point mousse s’est lancée dans un pull Nord il y a plusieurs mois, mais ça c’est une autre histoire dont je vous parlerai un jour si j’en viens à bout).

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Et donc sans surprise tricoter ce châle était long, très long, très très long… Sur les derniers rangs pour être honnête j’en avais vraiment ras le bol et il m’a fallu une force herculéenne pour ne pas craquer et céder à un rabattage prématuré. J’ai trouvé ça tellement long et interminable que j’ai quand même eu quelques doutes à un moment sur le fait que je m’étais peut être trompée dans les quantités quand j’avais acheté de quoi compléter. Alors quand les dernières mailles sont arrivées j’ai eu mon petit instant reine des neiges où je me suis sentie enfin libéré délivrée (pour la chanson que vous avez maintenant en tête ne me remerciez pas c’est cadeau je suis une fille comme ça moi).

Il y a quelques temps j’ai eu la chance de gagner le cours de Lise Tailor sur Artesane et je n’ai pas tardé à mettre ses conseils et ses techniques en application. J’avais commencé à réaliser un rabattage classique mais le rendu manquait beaucoup de souplesse et « cassait » l’ampleur et la fluidité du châle. J’ai tout défais et je suis partie sur un rabattage élastique et cette fois c’était bon j’avais une belle bordure souple qui mettait bien en valeur le mousseux du point.

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J’avais prévu d’enchaîner avec un trendy modifié mais j’ai tellement peiné sur la réalisation de ce châle que j’ai depuis abandonné l’idée et que mes pelotes deviendront sûrement un pull !

Je crois qu’avec ce projet j’ai eu ma dose de couleur pour l’année, je file retrouver mon écru et mon gris !

Je couds ma garde robe capsule 2017

Cela fait un moment que je suis dans une démarche de consommation différente au niveau de la couture et du tricot pour ne plus me laisser happer par des coups de cœur qui ne me correspondent pas, afin de privilégier les projets qui me ressemblent vraiment. Du coup c’est sans surprise que je rejoins moi aussi le projet de Clo pour faire ma garde robe capsule 2017.

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A la base mon truc c’est le tricot (on ne va pas se mentir mon IG me trahit immédiatement tant il est rempli de photos de laine) et j’ai énormément de mal à me mettre à la couture. Cela demande beaucoup plus d’organisation et de temps et la plupart du temps je n’arrive pas à trouver la motivation pour passer à l’action bien que l’envie de coudre soit vraiment très présente. Du coup ce projet c’est l’occasion de me mettre un bon coup de pied aux fesses pour réussir à progresser niveau couture et à enfin avoir des vêtements cousus main dont je puisse être fière (seulement deux blouses à ce jour en 3 ans je suis loin de pouvoir participer à un me made de si tôt…).

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Au niveau des règles je ne vais pas totalement les suivre car déjà compte tenu de ma super productivité un projet par mois c’est clairement impossible et ensuite tous les thèmes ne me plaisent pas (comprendre par là que pour maillot de bain et pyjama je vais sûrement passer mon tour). Et puisque ça m’arrangerait bien j’ai ajouté une catégorie haut en viscose parce que j’ai vraiment besoin de ce genre de haut dans ma garde robe et que c’est une matière que j’ai vraiment envie d’apprendre à coudre.

Ma liste de patrons n’est pas encore totalement terminée et j’ai tendance à changer souvent d’avis mais voici ma liste pour l’instant :

  • Haut viscose : Marthe de République du Chiffon
  • Chemise : Hedwige de République du Chiffon
  • Haut chaîne et trame : Moineau de Aime comme Marie
  • Manteau : Gérard de République du Chiffon
  • Veste : Michelle de République du Chiffon
  • Haut jersey : Macaroni de Aime comme Marie
  • Robe : Aldaia de Pauline Alice
  • Pantalon : Port trouser de Pauline Alice
  • Short : Manège de Aime comme Marie
  • Jupe : Meringue de Aime comme Marie
  • Combinaison : Mermoz de Aime comme Marie

Sauf changements, il y aura donc 4 modèles République du Chiffon, 5 modèles Aime Comme Marie et 2 modèles Pauline Alice. Je possède déjà tous ces patrons et pour la plupart ils ont déjà leur tissu de prévu, à voir maintenant si je m’y tiens.

Je n’ai pas encore défini d’ordre de réalisation, je pense que les choix se feront selon les envies et les besoins du moment. Pour être honnête je ne pense pas que je pourrai réaliser tous ces projets, j’aimerai beaucoup mais le temps risque de me manquer et j’ai peut être mis le niveau technique un peu trop haut pour certains, alors si j’arrive à coudre au moins la moitié de tout ça je serai quand même déjà contente car ce sera tout de même un progrès.

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Prochain post couture normalement à la fin du mois pour la présentation du projet de janvier, on y croit !

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Presque un an et demi déjà que ce blog n’a pas vu d’article. Je crois que le format blog n’est pas vraiment fait pour moi cela demande un investissement en temps et une régularité que je n’ai pas et quant à la productivité ce n’est pas ça, je tricote et je couds très lentement mais ça me convient, je ne me mets pas de pression et je ne fais les choses que lorsque j’en ai envie. Une passion doit rester un plaisir alors si je dois me rajouter des contraintes forcément c’est déjà moins plaisant.

Pourquoi cet article alors ? Ben parce parfois un miracle se produit : j’arrive à finir un projet ! Non parce que non seulement je ne suis pas super rapide sur la réalisation mais en plus j’ai la fâcheuse tendance à multiplier les en cours (histoire de bien me mettre des bâtons dans les roues sur mon avancement des fois que j’irai trop vite, m’voyez…). Et donc miracle j’ai fini un projet et en plus ce n’est pas un bonnet ! (le bonnet ce sera pour après, t’inquiètes pas il est prévu on se refait pas !) Et puis même si je passe beaucoup de temps sur Instagram je prends toujours plaisir à aller lire les blogs (Lise Tailor, Un Chas Un Chas, l’Annexe Dilettante, BySandraHand, Auguste & Septembre, The Sewer Cat et bien d’autres…) alors me (re)voilà !

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Comme beaucoup je suis le blog de Lise Tailor et j’ai vu ses vidéos sur la méthode continentale. Elles sont très bien faites et très bien expliquées et avoir des vidéos en slow motion est un plus. Si j’ai trouvé ces vidéos très intéressantes elles n’ont cependant pas déclenché chez moi l’envie irrépressible de m’y mettre là maintenant de suite. Je me disais que j’avais déjà ma propre façon de tricoter et qu’elle me convenait très bien je ne voyais pas l’intérêt que j’aurai à la changer. Il aura fallu 3 mois pour que l’idée fasse son chemin et que je me décide à tester.

Le déclic est arrivé il y a quelques semaines lorsqu’après une session de tricotage intensif un début de tendinite a pointé le bout de son nez. J’y ai vu le signe que modifier légèrement ma façon de tricoter pour remplacer le mouvement à l’origine des douleurs ne serait finalement pas une mauvaise idée !

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Pour m’entraîner à cette nouvelle technique il a fallu que je réfléchisse à un projet qui pourrait convenir. Je n’avais pas envie de m’entraîner sur mes en cours et je n’aime pas tricoter quelque chose qui ne servira à rien donc exit les carrés ou rectangles du genre échantillon qui n’échantillonnent rien du tout !

Il y a quelques temps en faisant un peu le tour du stock pour le mettre à jour je suis retombée sur deux écheveaux d’Abuelita Merino Worsted dans les tons beiges et ils m’ont semblé convenir parfaitement pour l’usage que je voulais en faire. J’avais vu à l’arrivée du froid une belle écharpe toute en point mousse dans un magasin de prêt à porté et son aspect doux et bien enveloppant m’avaient bien plus. Mais acheter une telle écharpe (et en acrylique en plus) quand on sait tricoter on admettra que c’est quand même un peu dommage !

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Du coup j’ai pris mes écheveaux, une paire d’aiguille 5 mm, j’ai monté 46 mailles et je les ai tricotés jusqu’au bout sans me poser de question ! Avec autant de mailles endroits l’apprentissage s’est fait easy peasy, à la moitié du premier je tricotais déjà tranquillou sans avoir besoin de réfléchir à ce que je faisais (cela dit je tricotais déjà avec le fil dans la main gauche avant donc trouver comment gérer la tension n’a pas été un problème).

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Est-ce que je vais continuer à tricoter en méthode continentale ? Très certainement car je suis aussi à l’aise avec qu’avec mon autre façon de tricoter et je n’ai plus de douleurs ce qui est quand même le principal ! Je ne tricote pas forcément plus vite mais ce n’est pas ce que je recherche, j’aime prendre le temps d’apprécier la réalisation d’un ouvrage et de toute façon comme je l’avais déjà dit avoir une petite productivité ne me dérange absolument pas !

Il me reste encore à apprendre à maîtriser les mailles envers et je ne redouterais plus jamais les côtes ! (et le point de riz ! Et le point de blé ! Et… ^^ ).

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Et pour la suite du blog alors ? Ben pour la suite j’en sais rien, si d’autres projets me donnent envie de papoter alors je ferai un article mais je ne me fixe aucun objectif à ce niveau. J’ai bien envie de me lancer dans le projet de Clo alors si j’arrive à mener tout ça à bien il y aura peut être un article par mois pour présenter ma petite couture (tout en modestie bien sûr niveau débutant oblige !)